c'est pas le calendrier puisque ça a déjà eu lieu, juste un article de Ouest France...pour info...
La « Marche normande des fiertés » a rassemblé au
plus fort du défilé quelque 400 personnesdans les rues du centre-ville,
samedi. Un long cortège festif et revendicatif.
« Être égaux et être fiers. » Gays,
lesbiennes, bisexuels, transsexuels et hétérosexuels se sont lancés
dans une longue marche colorée, festive et militante de deux heures,
samedi après-midi, dans les rues du centre-ville. Rien à voir avec un
rassemblement communautaire. La « Marche normande des fiertés », qui
n'avait pas eu lieu depuis 2003, vise à faire tomber les tabous
persistants. Et à lutter contre l'homophobie.
« À Caen, on peut se faire insulter rien que par rapport à un style vestimentaire, à une coiffure... Il faut supporter. La France a fait d'énormes progrès, mais l'homosexualité est toujours un sujet tabou. » Jérémy,
Joceran, tous deux âgés de 17 ans, et Etienne, 18 ans, enchaînés,
portent masques blancs et costumes noirs. Un peu par provocation. « Nous sommes hétéros. Si nous sommes là, c'est par solidarité pour nos amis homos : il faut les accepter tels qu'ils sont et ne plus les considérer comme des personnes hors nature ! Tous les gens, ici, même s'ils n'ont pas la même orientation sexuelle, sont humains. »
Les
associations (et quelques élus de la Ville de Caen) ont pris place au
coeur du cortège, porté haut les couleurs de l'arc-en-ciel et affiché
slogans et messages. Melting pomme, Association d'étudiants gays et
lesbiens, Maison des diversités ; SOS homophobie, Escapades, Flag !,
Association nationale des policiers gays et lesbiens venue de Paris...
L'Association de gays et lesbiennes sourds de Normandie (AGLSN) rassemble par exemple une vingtaine de membres. « Les sourds connaissent déjà un manque d'accessibilité à l'information, alors, quand il s'agit de risques liés au Sida... explique son président Frédéric Fournier. La boule avec les épines (NDLR, symbole du virus du Sida), nous avons longtemps pensé que c'était un soleil... »
« La norme, c'est quoi ? » Hommes,
femmes, vieux, jeunes... Tous ont battu le pavé au rythme de la musique
et sous des nuées de confettis jusqu'à la place du Théâtre. Au fil des
rues, le regard des promeneurs du samedi se fait tantôt interrogatif,
tantôt encourageant. « Cette manifestation est une marche de visibilité », considère Colette, 68 ans, venue avec sa compagne. « On est des gens tout à fait comme les autres, continuellement rejetés. Mais aujourd'hui, c'est le bonheur parfait », nuance-t-elle. Cette sexagénaire a vécu l'homosexualité en Algérie dans les années 50. « Je pensais être la seule dans mon cas : j'ai réalisé, à 22 ans, que j'aimais les femmes. » L'ex-militante de diverses associations le clame haut et fort : « Il faut en parler. Nous sommes partout parmi vous et nous voulons juste vivre, comme tout le monde ! »
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L'amour plus fort que le scandale
