HaineEspoirs, sans cesse, heurtant,
juste, sa seule envie. Ai ne, négation, négation de ce qui a été voulu des tréfonds. Ai, qui n'a jamais eu ce qui était désiré si fort. "Je" nié, soi tronqué. Moi, abasourdie devant cette immuabilité de froideur, de distance. Ma personne se tut un soir, ravalant sa conjuration. Qu'importe... Je, moi, mon corps, mon âme, ma personne annihilés derrière des enjeux froids et sensuels, seulement sensuels.
Taciturne devant mes dires, grandiloquents, passionnés pour des raisons d'envies cachées. Elle, elle. Elle pour qui je voue ma haine, mon crachat, mon dépit. Elle, subterfuge, elle et son cul, son désir pour qui elle vendrait son âme au diable
quitte à tuer. Je te hais. Haïs-je, ai-je, neige, flocons qui fondent, envies brisées, tronquées pour juste un coup de langue sur son con, juste pour qu'elle se sente vivre, pour qu'elle jouisse de moi, pour qu'elle se sente vivante.
Haine, sentiment de cet amour jeté aux chiens.
Haine, impossibilité de continuer d'aimer.
Haine, parce qu'elle continue de travestir, de briser mes rêves.
Son impudence est une haine.
Son imprudence est un crime.
Sache que je te hais.